La grossesse sans douleur

L’accouchement sans douleur, qu’il soit obtenu naturellement ou grâce à une technique anesthésique telle que la péridurale, est considéré à juste titre comme une avancée féministe. La question de la douleur pendant l’accouchement fait l’objet de beaucoup de littérature, de recherche et de débats. Mais étrangement, les maux et douleurs présents chez beaucoup de femmes pendant la grossesse n’attirent pas tant d’attention. La Genèse est pourtant formelle, Dieu punit Eve en ces termes : « J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras dans la douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi ». Les féministes ont lutté contre le « tu enfanteras dans la douleur » et le « mais il dominera sur toi ». Les mouvements LGBT ont remis en question le « tes désirs se porteront vers ton mari ». Et comme peu de monde semble s’intéresser au « j’augmenterai la souffrance de tes grossesses », je me suis dit que ce sujet méritait bien un billet.

Les maux et inconforts durant la grossesse peuvent être multiples. Il peut s’agir des nausées et vomissements durant les premières semaines, puis des troubles digestifs et de la constipation lorsque le ventre commence à s’arrondir, en passant par des maux de dos, des crampes, des tiraillements dans les articulations et ligaments du bassin, jusqu’à des rétentions d’eau, des engourdissements des membres et des troubles du sommeil. A l’exception des formes les plus graves de ces affections qui sont traitées par des solutions médicamenteuses, la médecine conventionnelle apporte peu de réponses à celles-ci. Elle considère, comme beaucoup de femmes elles-mêmes, que ces désagréments sont intrinsèques à la grossesse et qu’il est, à juste titre, plus dangereux de chercher à les éliminer par l’absorption de médicaments pouvant avoir des effets délétères sur le fœtus que de les subir en prenant patience. La société toute entière entérine l’idée que la grossesse peut être accompagnée de souffrance, exactement comme, pendant des siècles, il était communément admis que l’accouchement devait être douloureux. Dieu a puni Ève pour son péché, mesdames vous êtes priées d’accepter votre sort.

Étant fondamentalement païenne, j’ai un rapport au corps bien différent de ce que prône notre culture judéo-chrétienne qui a un penchant pour la diabolisation de la chair et le culte de la souffrance. Je considère mon corps comme un allié qui me donne du plaisir lorsque tout va pour le mieux et qui m’envoie des signaux lorsqu’il y a un problème. La douleur, si minime soit-elle, l’inconfort, si ténu soit-il, sont des symptômes de dysfonctionnements qu’il convient de traiter. Le but n’est pas de supprimer la douleur ou l’inconfort, mais d’agir sur ses causes. Durant ma grossesse, j’ai donc été amenée à essayer différentes techniques et disciplines médicales qui se sont avérées efficaces et adaptées. J’ai trouvé utile de les partager en ouvrant sur ce blog une rubrique « j’ai testé pour vous » (si on m’avait dit que la lecture de la bible allait un jour me permettre de ranger mes papiers).

La grossesse est un événement majeur pour le corps. En quelques mois, la femme gagne dix, vingt voire trente kilos qui ont un impact sur l’ensemble des muscles, des articulations et du squelette. Le ventre grossit, les seins gonflent et les réserves de graisse utiles à l’allaitement modifient fondamentalement sa silhouette. Le centre de gravité change, ce qui a, à chaque mouvement, un effet sur les muscles, les tendons et les articulations. L’utérus passe en moins de neuf mois de la taille d’une mandarine à la forme d’une pastèque, en expédiant tous les autres organes dans les moindres recoins de l’abdomen. La quantité de sang monte de cinq à sept litres, ce qui entraîne une masse supplémentaire dans les tissus, une dilatation des vaisseaux sanguins et une augmentation du rythme cardiaque et du volume pulmonaire. En fin de grossesse, le poids de l’utérus appuie sur le plancher pelvien, sur les articulations du bassin, sur la partie basse de la colonne vertébrale et sur le sacrum. Le corps de la femme est parfaitement adapté pour faire face à ces modifications rapides, mais il arrive parfois qu’un organe, une fibre musculaire ou un tendon reste à la traîne ou ne réagisse pas suffisamment bien à ces changements. Il le signale alors par un message de douleur ou d’inconfort.

La médecine conventionnelle occidentale est très limitée pour répondre à ces phénomènes. Imprégnée elle aussi d’interdits judéo-chrétiens, elle a tendance à tenir le corps à distance. L’examen médical se fait à travers instruments et machines qui, certes, donnent des indications très précises et impossible d’obtenir sans ces outils modernes, mais qui ne permettent pas d’apprécier l’élasticité d’un tissu, la résistance d’un tendon ni la mobilité d’une articulation. Après avoir posé le diagnostic, le traitement classique se fait également à distance, par l’absorption de substances médicamenteuses agissant sur la chimie du métabolisme, oubliant que le corps est aussi un ensemble de matériaux physiques interagissant mécaniquement.

Étant donné qu’il vaut mieux éviter les substances chimiques pendant la grossesse, la médecine non conventionnelle s’avère devenir plus que jamais l’alliée idéale pour soigner les troubles et maux particuliers de la femme enceinte. Aux personnes qui me disent « tu as eu beaucoup de chance d’avoir eu une grossesse facile », je réponds que j’ai simplement profité des effets bénéfiques des massages, de l’ostéopathie et de la fasciathérapie.

A titre préventif, je suis donc allée chaque semaine bénéficier d’un massage chinois. Je suis incapable de vous expliquer les tenants et aboutissants de la circulation énergétique dans les méridiens qui relient les points d’acupuncture, conjuguée à l’équilibre subtil du yin et du yang, le tout s’intégrant dans la transformation dynamique du corps. Il est cependant indéniable qu’en tant qu’héritière de 4000 ans de médecine traditionnelle et forte de son diplôme obtenu après plusieurs années de cursus universitaire dans cette discipline, ma masseuse chinoise préférée avait l’art de me mettre dans un état de relâchement total, de sérénité profonde et de plénitude béate. Couchée sur le côté pendant la moitié de la séance, puis sur l’autre côté le reste du temps, je sentais ses doigts et gestes précis dénouer une à une les tensions accumulées dans le dos, le bassin, les jambes et tous les endroits qu’elle jugeait utile de traiter. A aucun moment de ma grossesse, y compris durant les tout derniers jours, je n’ai ressenti la moindre douleur dorsale ou articulaire dont se plaignent pourtant bon nombre de femmes. A défaut de médecine chinoise, il est possible de bénéficier de massages spécialement conçus pour les femmes enceintes qui sont proposés par certaines sages-femmes ou kinésithérapeutes, et qui offrent un bien-être indéniable.

Un jour, j’ai ressenti une douleur au niveau de la hanche. Elle n’était pas très intense, ni permanente, mais elle signalait sa présence dans certaines positions et m’empêchait parfois de me lever aussi promptement que d’habitude. Plutôt que de la considérer comme un mal inhérent à la grossesse, j’ai consulté un ostéopathe. Il a diagnostiqué un léger basculement du bassin qu’il a immédiatement remis en place en quelques manipulations, et a profité du reste de la consultations pour désamorcer quelques micro-blocages apparus à différents endroits du corps. Ce mal de hanche a définitivement disparu, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser qu’aborder un accouchement avec un bassin de travers aurait peut-être un peu compliqué les choses. L’ostéopathe peut aussi soigner différents maux tels que des douleurs dorsales, des problèmes digestifs ou des troubles du sommeil liés à des tensions diverses. Il peut également intervenir lorsque le fœtus est placé dans une position inconfortable pour la femme, voire aider à son retournement lorsqu’il y a risque de présentation en siège.

La troisième discipline, pourtant encore très méconnue mais particulièrement adaptée à la grossesse, est la fasciathérapie qui, comme son nom l’indique, traite les fascias. Pour reconnaître un fascia, prenez un poulet, découpez-le, et vous remarquerez que les filets sont séparés par une fine membrane blanche. C’est le fascia. Cette membrane enveloppe l’ensemble des organes, des muscles, des nerfs, des os, et constitue une sorte de grande peau imbriquée entre tous les replis du corps, en surface et en profondeur, du sommet du crâne jusqu’au bout des doigts. Ces fascias assurent la mobilité interne du corps, peuvent se rétracter suite à un choc, ou transmettre des tensions entre différents organes. Vers six mois de grossesse, lorsque je marchais beaucoup, je ressentais parfois une crampe au niveau du ventre, une sorte de point de côté partant du nombril jusqu’à la taille. Je me suis donc rendue chez une fasciathérapeute qui s’est avérée répondre à mon état de femme enceinte bien au-delà de toutes mes espérances. Il suffit de se coucher toute habillée et se laisser bercer par ce qui ressemble à de doux massages et d’apaisantes pressions sur différents endroits du corps et en particulier du ventre. L’effet a été aussi rapide qu’étonnant. En quelques minutes, l’ensemble de mon système digestif réagissait en provoquant quelques étourdissements et une légère nausée, pour finalement se détendre de même que tous les autres organes. Ces fameuses crampes ne sont jamais réapparues. L’extrême douceur de ce traitement est parfaitement adaptée aux désirs de volupté des femmes enceintes et est une excellente réponse aux maux générés par la compression des organes due à la place qu’occupe l’utérus.

Contre les nausées du premier trimestre, je n’ai rien pu tester étant donné que je n’en ai pas souffert. La médecine conventionnelle conseille des traitements médicamenteux pour leurs formes les plus graves, tout en insistant sur le caractère hormonal de cette affection. Hormonal, et donc normal pour une femme enceinte qui se doit donc d’accepter cet inconvénient. Quand la femme n’est pas réduite à son sexe, elle est réduite à ses hormones. Et puis, c’est tellement charmant de voir une jeune femme dans la fleur de l’âge, au ventre légèrement arrondi, abandonner précipitamment ses convives en se tenant la bouche d’une main. J’émets pourtant l’hypothèse que le traitement mécanique du corps, des tissus et des organes qu’offrent les médecines douces peut s’avérer très approprié pour soulager ce mal.

La médecine non conventionnelle offre de nombreux traitements pour rendre la grossesse non douloureuse. Malheureusement, aucune de ses consultations ne m’a été remboursée par la Sécurité sociale qui préfère la chimie à la mécanique, et qui n’est pas d’une grande aide pour lutter contre les malédictions divines.

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19 Responses to La grossesse sans douleur

  1. daria says:

    l’étiopathie aussi !!

  2. Blandine Marie says:

    MERCI !

    Contre les vomissements et nausées de grossesse : ostéopathie et acupuncture
    contre les reflux acides : ostéopathie
    contre les hémorroides : acupuncture

    bonne fin de soirée !

  3. Sophie says:

    Merci pour cet article très instructif.
    Je tenterais l’ostéopathie pour mes nausées lors de ma prochaine grossesse.

  4. la sorcière says:

    J’aime bien ton article. Juste un truc par contre. Tes analyses sont assez pertinentes la plupart du temps, mais quand tu dis qu’on s’éloigne du corps, qu’on le traite de très loin, par l’intermédiaire des machines et des médicaments, ça va à l’encontre d’un soucis justement : le touché vaginal. Même avec un gant, j’ai pas l’impression qu’on fiche la paix à mon corps.

    Sinon, en tant que chrétienne féministe, je t’assure qu’on peut lire la bible sous ce prisme. Ça m’a même fait un peu culpabiliser pendant un temps en me disant que je faisais dire à la bible ce que je voulais. (J’ai même été très perturbée quand je me suis rendue compte que Jésus aurait pu être gay à ce qu’on lisait dans le nouveau testament, je suis sûre que ça t’aurais beaucoup plu).

    Et enfin, dernier point : certains affirment que les problèmes de la grossesse sont le résultat d’une réaction de détox, toutes les toxines balancées dans le corps et c’est la nausée…

    • Viollette says:

      En tant que chrétienne aussi, je peux dire que, si la Bible contient effectivement des passages où le corps est relégué au second plan au profit de l’esprit, cela vient en fait surtout des philosophies grecques (ce cher Platon…) qui ont influencé l’Europe et contre lesquelles l’Eglise a longtemps lutté en disant que le corps est “le Temple de l’Esprit”.
      Il se trouve que les Juifs ont aussi été influencé par les Grecs (au temps de Jésus, beaucoup de Juifs parlaient Grec, parfois mieux qu’Hébreux), et tout l’ancien testament n’a pas été écrit dans l’ordre chronologique (d’où la présence des deux récits de la création). Il est donc possible que ce “tu enfanteras dans la douleur” soit d’influence platonicienne… Sans compter que, les hommes étant généralement exclus lors de ce moment, ils pouvaient mal interpréter les cris de la femme qui accouche, et qui peuvent être des cris d’effort (comme les joueurs de tennis qui tapent dans la balle), de peur, ou, allez savoir, de plaisir ?

  5. pétrolleuse says:

    Je voudrais rajouter que la liste des médicaments qui sont contre-indiqués pendant la grossesse n’est pas si longue qu’on pourrait le croire. Les laboratoires pharmaceutiques ne mènent pas toujours des études sur l’effet de certaines molécules sur les femmes enceintes, pour des raisons éthiques bien sûr, mais aussi pour des raisons financières: le rapport entre coût et bénéfice ne leur semble pas avantageux. De ce fait, ils se contentent de mentionner “déconseillés aux femmes enceintes” dans la posologie mais cela ne constitue pas toujours une véritable contre-indication. Mais il existe un site très intéressant qui informe sur les risques éventuels que peuvent comporter certains traitements médicamenteux en cas de grossesse et/ou d’allaitement: c’est le site du CRAT (Centre de Référence des Agents Tératogènes http://www.lecrat.org/) qui dépend de l’Hôpital Trousseau, dont le financement est public et qui est totalement indépendant des laboratoires pharmaceutiques. Toutefois, alors que ce site s’adresse en priorité aux professionnels de santé, il faut savoir qu’il y a très peu de médecins et de pharmaciens qui le connaissent et qui s’y réfèrent, et qui, par ignorance, préfèrent appliquer le principe de précaution et s’abstenir de prescrire des médocs aux femmes enceintes, quitte à les laisser souffrir alors même que celles-ci pourraient être aisément soulagées (je pense, par exemple, aux antalgiques – et notamment aux médicaments contre la migraine – mais aussi aux anti-dépresseurs dont certains ne sont pas contre-indiqués, ou encore aux antibiotiques dont certains n’empêchent pas l’allaitement, contrairement à ce que les toubibs affirment souvent…). Je citerais ici la bloggueuse Jaddo (http://www.jaddo.fr/): “Si la notice du médicament dit un truc, si le médecin dit un truc, si le pharmacien dit un truc et que le CRAT dit autre chose : c’est le CRAT qui a raison.” :).

    Une dernière chose: l’origine des nausées pendant la grossesse est mal – pour ne pas dire, PAS DU TOUT – connue (http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/05/23/18242-grossesse-origines-nausees-encore-troubles). Dès lors, chacun peut y aller de sa petite interprétation personnelle. Par contre, il existe des traitements médicamenteux efficaces (je précise que je ne suis pas une partisane acharnée de la médecine traditionnelle et que j’ai moi-même eu recours aux médecines dites “douces” – acupuncture et ostéopathie notamment – mais je ne la diabolise pas non plus et je pense que ces deux approches sont en fait complémentaires….) contre ce mal “classique” de la grossesse: il s’agit de la doxylamine, molécule présente dans un médicament vendu sans ordonnance qui, en France, est indiqué pour traiter les insomnies légères (sous la marque Donormyl®) mais qui est connu par les gynécologues canadiens pour être également un anti-nauséeux très efficace pendant la grossesse (voir ici: http://www.bichat-larib.com/revue.presse/revue.presse.resume.affichage.php?numero_etudiant=&numero_resume=305).

    • MJ says:

      En revanche, les colorants neurotoxiques présents dans des médicaments soi-disant recommandé aux femmes enceintes pour le bon développement neurologique et les carences des futures mères, comme par exemple Gestarelle G3, c’est assez inquiétant et c’est pourtant en vente libre (sans remboursement bien sûr) et c’est ma gynéco qui me l’a prescrit. Bravo! Même à dose légale (pour un adulte), je trouve le fait de recommander à une femme enceinte une dose quotidienne de neurotoxique, c’est dégueulasse! Lisez tous les ingrédients et posez-vous la question ce ce qu’il y a dans les excipients qui constituent la plus grosse partie du comprimé ou de la gélule. et dites-vous que si vous en tant qu’adulte votre organisme peut sans doute faire face ponctuellement à une dose de colorant neurotoxique, mais que quotidiennement pour un tout petit être qui n’a pas son mot à dire, c’est beaucoup plus difficile de faire face à l’accumulation des doses. Dans les remèdes maison on sait ce qu’il y a dedans. A bonnes entendeuses, salut!

      • Garance says:

        Votre message date, mais je prends justement Gestarelle G3 depuis une semaine suite à recommandation de ma pharmacienne. Je m’interroge sur les 3 colorants utilisés et ce que vous dites ne me rassure pas … Auriez-vous des précisions à m’apporter ?

  6. karine says:

    Les nausées je peux en parler des heures voir même écrire un bouquin sur le “comment bien vomir”
    par contre j’ai tout testé (osthéo, homeo, phyto, acupuncture, fractionner et autres trucs de grand-mère) sauf le rebouteux et l’hypnose
    en cas de nausées incoercibles (jusqu’à 15 fois en 2H, perte de 5kg en 6 jours, descente à 39kg) il n’y malheureusement pas grand chose à faire
    dans les meilleurs des cas ça m’a permis de gagné 5 jours sur le début des vomissements et ça dure jusqu’au bout, genre une gastro de 9 mois
    la seule piste intéressante que j’ai trouvé APRES ma dernière grossesse c’est la piste du foie et donc un régime détox à faire avant et pendant

    j’ajoute que la réponse des médecins a été dans mon cas puisqu’aucun traitement (dompéridone et primperan) n’étaient inefficace
    “C’est dans votre tête”
    donc en douce on m’a soigné pour anorexie et dénie de grossesse
    quand on sait que je suis une très très bonne mangeuse et que j’ai fait exprès de tomber enceinte, j’ai trouvé moyen drôle leur traitement et accusation permanente et menace de camisole et gavage forcé

    la grossesse ce doux moment … ouais ouais je t’en ficherai
    parce que ensuite viennent s’ajouter : crampe , insomnie, sciatique, hemoroides, remontée acide, acné… et j’en oublie surement
    quand je vois une femme enceinte épanouie en couv d’un journal j’ai envie de le bouffer

    bon courage à celles qui sont dedans
    Karine

  7. Marie-Hélène Lahaye says:

    Daria, je ne connais pas l’étiopathie. Tu peux en dire plus ?
    Blandine, merci.
    Sorcière, bien vu la question du touché vaginal. Il y a un truc à creuser de ce coté-là.

    Pétrolleuse, merci pour toutes ces infos très pertinentes. Pendant ma grossesse, c’est vrai que j’ai souvent été confrontée aux messages “déconseillé aux femmes enceinte” et “demander l’avis de votre médecin”. Bref “démerdez-vous”. C’est surtout pénible pour les médicaments légers de type aspirine ou pastille pour la gorge, qu’on prend facilement en temps normal. Quand ce sont pour de petites choses comme une légère toux ou une petite migraine (qui n’ont souvent rien à voir avec la grossesse en tant que telle), on a rarement le courage d’aller chez le médecin pour si peu. Il y a une déresponsabilisation totale des firmes pharmaceutiques par rapport aux femmes enceintes, ce qui est problématique.

    Karine, merci pour ton témoignage. Pas simple 🙁 C’est vrai qu’après le “c’est à cause des hormones”, l’explication facile du “c’est dans votre tête” est souvent renvoyée aux femmes quand la médecine se sent impuissante.

    • cynthia says:

      Les nausées, lorsqu’elles sont très présentes voir gravidiques, sont très souvent liées à des causes psychologiques. En effet la naissance vient opérer un remaniement identitaire, qu’il s’agisse d’une première grossesse ou non. Et p